Saturation des hôpitaux :: C’est la qualité qui manque le plus
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Dimanche 05 Avril 2020
Journal Electronique

Les hôpitaux dans notre pays peinent à assurer convenablement leurs missions. A Alger particulièrement, les structures sanitaires font face chaque jour à  un grand afflux de  malades. Des files d’attente s’étirent devant divers services. C’est le cas à la maternité de l’hôpital Nefissa-Hamoud (ex-Parnet) où des femmes à terme sont orientées  vers d’autres structures, en raison du manque de places. «Nous recevons trop de monde», confie une sage-femme qui y travaille.

Dans les services des urgences au CHU Mustapha ou de Beni Messous, la situation est tout autant intenable. Les équipes sont débordées et n’arrivent plus à répondre à la forte demande. «Comment ne pas bâcler son travail dans ce cas», lance la sage-femme qui parle de cette situation comme d’une contrainte majeure. La faiblesse des capacités d’accueil se traduit par la surcharge au niveau de la salle d’attente et des urgences. Connu pour être le plus conforme aux standards internationaux, regroupant des gynécologues et sages-femmes professionnels, la structure est prise d’assaut par plus d’une centaine de génitrices qui viennent des environs et de wilayas limitrophes, voire du Sud, dans l’espoir de bénéficier d’une meilleure prise en charge. «Il y a une suractivité particulièrement importante», confie Nadir H., technicien de la santé. Les médecins et les paramédicaux sont soumis à une charge de travail importante en se voyant confier plus d’une cinquantaine de femmes chaque jour sans compter les patientes externes. «La surcharge de travail hypothèque sérieusement les conditions d’accueil et de prise en charge médicale», reconnaît un gynécologue qui a requis l’anonymat. Il parle des nombreux accouchements et césariennes en un laps de temps record. Les jeunes mamans attendent des heures avant de passer «à table». La tâche de la prise en charge demeure en deçà des attentes», affirme Feriel qui a pu être internée grâce à l’intervention de son beau-frère.

Dure épreuve
Après son accouchement, la jeune maman a connu de durs moments. «J’ai été abandonnée dans le bloc d’accouchement pendant de longues heures en attendant qu’on vienne m’assister, pour rejoindre ma chambre», raconte-t-elle. Selon ses dires, les plus prévenantes sollicitent les femmes de ménage, qui avec de l’argent, leur procurent aide et assistance. Lynda témoigne du manque d’assistance post-opératoire. «J’ai été contrainte de demander de l’aide à la femme d’entretien, seule personne disponible, depuis mon internement», se plaint-elle. «Le personnel reproche souvent au citoyen son manque de discipline et le non-respect de la réglementation, mais certains agents ne sont pas indemnes de tout reproche», s’emporte un époux. Les patientes doivent prendre leur mal en patience et s’accommoder des tempéraments désagréables des agents de la maternité. «Les médecins se disent dépassés, mais les autres sont censés garantir le confort et la propreté», s’exclame une dame. Les syndicats autonomes, qui de tout temps ont dénoncé la gestion catastrophique, se disent sceptiques par rapport aux engagements du nouveau ministre de la Santé d’améliorer la situation. «Ces annonces ont été faites par le passé, mais aucun changement n’a été constaté», relève Lyes Merabet, président national des praticiens de la santé

Réaliser de nouvelles structures
La situation a poussé de nombreux citoyens à afficher leur indignation sur les réseaux sociaux. Les photos de services d’hôpitaux sales, délabrés, mal équipés ou tout simplement fermés sont fréquentes. Il y a quelques jours, des images choquantes sur la toile, montraient des parturientes à même le sol dans un couloir de l’hôpital de Kouba. Cela s’est révélé faux et le ministère de la Santé avait vite réagi. Au Centre Pierre et Marie Curie (CPMC) du CHU Mustapha se «déverse», pour reprendre les mots d’un infirmier, tous les malades qui souffrent à cause de l’absence de centres spécialisés dans plusieurs wilayas. Le président de la Société algérienne de formation continue en cancérologie (SAFCC), le docteur Abdelhamid Salah Laouar explique que l’allongement de l’espérance de vie qui est passée de 50 à 78 ans en moyenne a eu pour effet l’augmentation du nombre de malades. «Par contre, ajoute-t-il, la réalisation des structures sanitaires a stagné». «L’Algérie compte un seul service de sinologie, celui du CPMC, deux services de maladies cardio-vasculaires, (Oran et le CHU Mustapha-Pacha à Alger), un seul service de chirurgie pédiatrique et deux services de chirurgie thoracique», déplore-t-il. Pour lui, «il est impératif d’adopter une réforme du système de santé, en investissant massivement sur la prévention et la réalisation de nouvelles structures modernes, conformes aux normes internationales». Autrement, lance-t-il en guise d’avertissement, «on va continuer dans une politique de replâtrage qui a montré ses limites».
Samira Azzegag

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L'agenda

 

Ministèrede la solidarité
Dans le cadre de la prise en charge des familles démunies, le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme organise, le 01 avril à 10h, avec la participation de plusieurs secteurs ministériels, des caravanes de solidarité. Le coup d’envoi sera donné par la ministre Madame Kaoutar Kirikou, et le ministre de l’Agriculture, Cherif Omar

 Protection civile

La direction de la Protection civile de la wilaya d’Alger organise, en collaboration avec les associations des vétérinaires et des maitres assistants, le 31 mars, deux opérations de désinfection à l’hôpital d’El Kettar (10h) et de Zemerli (14h).

Algérie Télécom

Algérie télécom a lancé, depuis le 27 mars, le service de demande de ligne téléphonique et celui de la signalisation des dérangements via son site web : www.algérietelecom.dz. Les nouveaux demandeurs de lignes pourront suivre à distance, via le courrier électronique, les étapes de l’étude de réalisation et les abonnés professionnels pourront signaler leurs dérangements directement sur le site web sans déplacement.

Djazagro

Le salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais
des expositions des Pins-Maritimes (Alger).

Urbanisme

La revue Vies de Villes organise, le 8 avril prochain à l’Ecole d’hôtellerie et de restauration d’Alger, une journée d’étude sous le thème «Concevoir l’habillage architectural : Esthétique, couleurs, métabolisme et durabilité».

Salon import-export

Le Salon import-export inter-africains Impex 2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal d’Alger.

Culture

La direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou annonce le report, à des dates ultérieures, du Festival culturel national annuel du film amazigh (Fcnafa) et du concours de Mohia d’or de la meilleure dramaturgie en tamazight. Le dépôt des candidatures à ces deux manifestations a été, donc, prolongé.

Don de sang

La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé pour faire
don de sang.

 

Centre d’études diocésain
Le centre d’études diocésain Les Glycines ferme ses portes et annonce la suspension de toutes ses activités culturelles et scientifiques jusqu’à nouvel ordre, et ce, en raison de la pandémie du coronavirus.

 

Radio DGSN
L’émission «Li Amnikoum» de la Sûreté nationale émise sur les ondes de la radio Chaine I sera consacrée, le 01 avril  à partir de 16h, aux questions de l’utilité du confinement pour éviter la propagation de coronavirus.

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