L'éditorial
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Mercredi 26 Février 2020
Journal Electronique

Convergence algéro-qatarie

Le retour en force se confirme pour la nouvelle République qui retrouve son statut de pays pivot dans la région et sa place traditionnelle dans le concert des nations. Elle est légitimement au centre d’un ballet diplomatique intense qui, près d’un mois seulement après l’investiture du président de la République, Abdelmadjid Tebboune, a vu l’arrivée à Alger successivement du président du Conseil présidentiel du gouvernement d’union nationale libyen, Fayez El-Serraj, du Premier ministre italien Giuseppe Conte, du président turc Recep Tayyip Erdogan et du président tunisien Kaïs Saied. Au cœur de la problématique libyenne, au regard de sa légendaire position à équidistance de toutes les forces libyennes et de son attachement au dialogue inclusif, la reprise en main d’un dossier aussi brûlant a marqué le renouveau d’une diplomate connue pour son efficacité et sa discrétion, notamment dans la médiation réussie dans des affaires et des crises épineuses. L’Algérie, qui s’est déclarée prête à accueillir un dialogue inter-Libyens, a pesé de tout son poids à la conférence de paix de Berlin sur la Libye et au 33e sommet de l’Union africaine. En visite pour une journée hier à Alger, l’émir de l’Etat du Qatar, Cheikh Tamim Ben Hamad Al-Thani, n’a donc pas manqué de souligner que «l’Algérie a une histoire honorable en matière de résolution des conflits survenus dans la région et dans le monde arabe» dans une déclaration à la presse, prononcée à l’issue de l’entretien avec le président de la République. «Nous avons besoin, aujourd’hui, de l’Algérie, d’autant que le monde arabe vit, malheureusement, plusieurs crises», a affirmé l’émir du Qatar, notamment à l’orée du sommet arabe que l’Algérie s’apprête à accueillir. Alors que le dégel dans la région du Golfe a été amorcé avec la fin de l’embargo sur les liaisons postales imposé au Qatar par l’Arabie saoudite, les Emirats arabes unis et l’Egypte, la convergence algéro-qatarie, marquée du sceau du dialogue «constructif et bénéfique» et d’une «entente totale», augure un partenariat prometteur.

 Horizons

Réussir la transition énergétique

Depuis la nationalisation des hydrocarbures en 1971, l’Algérie a vécu au rythme du prix du baril, alternant les périodes d’opulence et de vaches maigres, de paix sociale et de crises graves. Cette dépendance ombilicale est source d’incertitudes et de maux divers, de sorte que certains n’ont pas hésité à penser que cette richesse est porteuse de malédiction, pour mieux souligner l’impératif de s’en libérer. Certes, l’or noir, comme l’argent, est un bon serviteur, mais un mauvais maître, pour reprendre le bon mot d’un célèbre écrivain. Ce n’est pas faute d’avoir essayé, mais la tâche n’est pas aisée à accomplir et, surtout, cette belle résolution est vite abandonnée sitôt que le marché international retrouve des couleurs et que la devise forte devient abondante dans les caisses de l’Etat. En ce 49e anniversaire de la nationalisation des hydrocarbures, s’impose encore une fois la nécessité d’aller vers «l’après-pétrole», le gouvernement actuel préférant la formule moins connotée et plus dans l’air du temps de «transition énergétique». Ce n’est toutefois pas d’avoir seulement succombé à un effet de mode. La situation est telle qu’il n’y a d’autre alternative que de se passer du pétrole avant qu’il ne se passe de nous, car les réserves algériennes, limitées qu’elles sont et surexploitées durant les deux dernières décennies, sont proches de l’extinction. De plus, les faramineuses potentialités en gaz et pétrole de schiste ne sont d’aucun secours sur le court terme pour diverses raisons. Réussir sa transition énergétique peut donc offrir une opportunité pour son industrie et un délai de grâce au pays sur le plan financier, un temps suffisamment précieux pour assurer un décollage effectif de son économie et aller rejoindre le club des émergents. L’Algérie possède des ressources suffisantes pour accomplir un tel plan et a déjà accumulé une certaine expérience dans ce domaine à travers les programmes de développement des énergies renouvelables, d’efficacité énergétique, de conversion de véhicules aux carburants propres, etc. Pour autant, le pétrole a encore quelques beaux jours devant lui. Au gouvernement de ne pas avoir les yeux de Chimène, de faire preuve de clairvoyance pour renflouer les caisses de l’Etat et faire sien cet appel lancé par le président de la République, lors de la réunion du Conseil des ministres, à «sacraliser les vertus du travail et de la morale pour l’édification de la nouvelle République».
 Horizons

Les bases d’un développement durable

Les chantiers de la nouvelle République, inscrits dans les 54 engagements du Président Abdelmadjid Tebboune, se déclinent en priorités pour redonner vie à un champ de ruines hérité d’un régime corrompu ayant généré l’enrichissement indu d’une poignée de prédateurs dans un océan de misère peuplant les zones rurales et montagneuse des dechras de l’exclusion et de la marginalisation . Tout est à refaire pour remettre à flot une économie ravagée par deux décennies de destruction systématique et de dilapidation. Dans le plan d’action, adopté en Conseil des ministres le 5 janvier 2020, les urgences ont été recensées dans tous les domaines d’activité. Des dossiers inhérents à la prévention et la lutte contre la discrimination et les discours de haine, à l’état du foncier industriel et la gestion des zones industrielles, aux perspectives de relance et de développement des activités culturelles, de la production culturelle et de l’industrie cinématographique, aux jeunes et au sport ainsi qu’au tourisme et à l’artisanat étaient au menu du Conseil des ministres tenu hier sous la présidence du chef de l’Etat. Mais, incontestablement, la situation désastreuse du foncier industriel, victime des pratiques condamnables de détournement, inquiète. Elle incite à une révision en profondeur de l’arsenal juridique pour corriger les dysfonctionnements et redéfinir les modalités d’octroi et de gestion des assiettes foncières destinées aux projets d’investissement les plus méritants, notamment en procédant à la création de nouveaux espaces dans les Hauts-Plateaux et le Sud. Les dérives dans le secteur de la communication, gangrené par l’anarchie et la situation de non-droit de l’audiovisuel privé, appellent à la refonte totale dictée, selon le ministre de la Communication Amar Belhimer, «par le traitement subjectif et contraire à la déontologie, voire subversif, de certaines chaînes privées à l’encontre de notre pays». Une révision de la loi sur l’audiovisuel privé, la régulation de la presse électronique et une nouvelle loi sur la publicité s’imposent en urgence pour encourager la «pratique médiatique responsable dans le cadre de la liberté, une liberté qui n’a de limites que la loi, l’éthique et la morale». Tout autant, dans la nouvelle République, les pratiques anti-démocratiques, fondées sur la discrimination et la haine, sont bannies. Après avoir constaté une recrudescence des discours de haine et l’incitation à la fitna, notamment sur les réseaux sociaux, le président Tebboune a appelé le gouvernement a se pencher sérieusement sur ce phénomène pernicieux, étranger aux valeurs nationales et incompatible avec le civisme du hirak.
 Horizons

Une République debout

L’Algérie de la dignité et de la fierté retrouve son sourire. Sur les restes d’un régime prédateur et de la destruction massive des fondements institutionnels et économiques de l’Etat nation, la nouvelle République reprend ses droits dans un climat d’apaisement et un esprit de renouveau. La nouvelle République est debout pour réinventer l’espoir traduit par le mouvement citoyen du 22 février. Elle est indissociable des valeurs de justice sociale inscrite, en priorité absolue, dans le plan d’action du gouvernement pour bannir la discrimination et la marginalisation qui ont durement frappé les laissés-pour-compte de l’ère de la corruption. Elle reste un acquis irréversible du hirak, qualifié à juste titre par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, «de phénomène salutaire», et le socle de la dynamique de changement démocratique. Il est ainsi indéniable que la citoyenneté en marche, qui a fêté hier l’an I de son déclenchement, est au cœur de la nouvelle République amorçant les chantiers du renouveau et de la réappropriation du destin communautaire fragilisé par la bande sans foi ni loi. Placée sous le signe de la fraternité, de la cohésion nationale et de la solidarité, la journée nationale décrétée par le président de la République en reconnaissance du rôle catalyseur du hirak traduit l’image d’un pays au bord de l’effondrement moral et institutionnel, qui a su se relever des dures épreuves subies. Ce sont des valeurs pérennes qui ont fait du mouvement citoyen un modèle unanimement salué pour son caractère pacifique jamais connu dans les pays à traditions démocratiques plus anciennes. La liberté de manifester est un droit consacré. «C’est là le fondement même de la démocratie, a fortiori lorsqu’il s’agit de personnes manifestant de manière organisée, sans destruction ni troubles», a souligné le président Tebboune mettant en garde contre les «tentatives d’infiltration qu’elle soit de l’intérieur ou de l’extérieur». Le devenir du hirak, victorieux du système oligarchique et en rupture avec la représentation partisane en déconfiture, se pose avec acuité. Une année après sa consécration, voici venu le temps de la restructuration pour une participation accrue au processus de changement qui s’inscrit en droite ligne des revendications légitimes concrètement assumées par la nouvelle République.
Horizons

La voie tracée

L’Algérie célèbre aujourd’hui le premier anniversaire de son mouvement populaire, institué désormais, par un décret présidentiel, «Journée nationale de la fraternité et de la cohésion entre le peuple et son armée pour la démocratie». Hisser cet événement, éminemment patriotique, au rang de référent calendaire national part d’une franche conviction de la haute autorité de l’Etat que la nouvelle Algérie ne peut se construire en dehors de la volonté populaire. Au cours de sa rencontre, jeudi dernier, avec des médias nationaux, le président de la République, qui a qualifié le hirak de «phénomène salutaire», a rappelé que l’Etat, fragilisé dans ses institutions par un régime autocratique, a failli s’effondrer, mais grâce au sursaut citoyen du 22 février 2019, il a été sauvé et s’en sort mieux depuis. Après une année du hirak, le chef de l’Etat revient dans son intervention télévisée sur les défis de la nation d’aujourd’hui et de demain. Bien que l’urgence soit de doter le pays d’une nouvelle loi fondamentale, la priorité demeure aussi dans le lancement et la poursuite des réformes engagées par le nouveau pouvoir exécutif aux fins de rendre l’Algérie forte économiquement et prospère socialement. Cette phase charnière de notre histoire, qui succède en effet à une ère de vingt longues années où régnait la gabegie en maître, sera celle du changement pour une nouvelle République. Abdelmadjid Tebboune a ainsi réaffirmé que la Constitution émanera de la volonté populaire. Le peuple sera consulté, ses propositions seront prises en compte et son aval par voie référendaire couronnera le processus de la refondation de la République. Ainsi, c’est au peuple de consacrer souverainement la nature du pouvoir politique de son Etat. Le premier magistrat du pays s’est engagé sur cette voie, comme il s’est engagé à poursuivre la satisfaction de ce qui reste des revendications du hirak qui se doit de se prémunir, en revanche, de toutes les interférences et les ingérences à même de le dévier de son caractère originel. Pour autant, la lutte contre la corruption se poursuit et s’intensifie. En tarir ses sources est justement l’autre front ouvert par le président de la République qui, dans son intervention, a réitéré l’engagement d’éradiquer les pratiques malsaines qui saignent les caisses de l’Etat et lestent le pouvoir d’achat du citoyen. En somme, l’Algérie d’aujourd’hui n’est plus celle d’il y a un an.
 Horizons

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    • Conférence-débat sur Larbi Tébessi

      Les participants à une conférence historique consacrée à cheikh chahid Larbi Tébessi, tenue lundi dernier à l’université de Tébessa, ont appelé à consacrer davantage d’études et de recherches à cette figure emblématique du réformisme et du nationalisme algérien contemporain. «L’association des oulémas algériens, dirigée par Larbi Tébessi à une époque cruciale de l’histoire nationale, a contribué à la formation de la génération des moudjahidine artisane de la Révolution de Novembre,

Sciences et Technologies

    • Olympiades de l’innovation :: L’Algérienne Sylia Khecheni remporte le Grand Prix

      L’Algérienne Sylia Khecheni a remporté le Grand Prix des Olympiades de l’innovation au Moyen-Orient ainsi que la médaille d’or avec les compliments du jury de cet évènement scientifique qui s’est tenu au Koweït. Pour célébrer cette distinction, une cérémonie a été organisée, ce dimanche( 23-02-2020) , en son honneur au siège du ministère de la Poste et des Télécommunications, en présence des ministres de la Poste et des Télécommunications, et de la Jeunesse et des Sports, respectivement Brahim Boumzar et Sid-Ali Khaldi.

L'agenda

APN
La commission des transports, des transmissions et des télécommunications de l’Assemblée populaire nationale, organise, le 26 février à 8h30, une journée d’étude sur la sécurité routière et la prévention contre les accidents de la route.

Wilaya d’Alger

Le wali d’Alger effectuera le  26 février une visite de travail et d’inspection aux différents projets du secteur de l’habitat.

Forum d’Echaâb
Le forum d’Echaâb, en collaboration avec l’Association des moniteurs professionnels d’auto-écoles, organise, le 26 février à 11h, au siège du journal, une conférence-débat sous le thème «Quelles solutions pour la sécurité routière pour arrêter les accidents».

Forum de la mémoire
Le forum de la mémoire organisé avec l’Association Machaâl Echahid évoquera, le 26 février à 10h, au siège du journal El Moudjahid, la protection des symboles de la Révolution, les monuments historiques et les constantes dans la nouvelle Constitution.

 

Ministère des Moudjahidine
Le ministre des Moudjahidine et des ayants droit, Tayeb Zitouni, effectuera, le 27 février, une visite de travail dans la wilaya d’Ouargla pour présider la cérémonie de commémoration du 58e anniversaire des manifestations du 27 février 1962 à Ouargla.

 

Rencontre de l’industrie pharmaceutique

La 2e édition de la rencontre algéro-française de l’industrie pharmaceutique, de l’équipement et des dispositifs médicaux se tiendra les 25 et et 26 février à l’hôtel Sheraton, Alger.

Salon de la logistique
Le 4e Symposium international sur la trans-logistique, le transit et l’entreposage des marchandises se tiendra, le 29 février à Alger, sous le thème «La logistique à l’ère du digital».

 

Salon international du textile
La Sarl CGCOM Event organisera, du 25 au 27 février au Centre international des conférences d’Alger, le 4e Salon international du textile, habillement, cuir et équipements, Texstyle-Expo.

Salon international du textile

La sarl Cgcom Event organise, du 25 au 27 février, au CIC d’Alger, le 4e Salon international du textile, habillement, cuir et équipements
Texstyle-Expo.

 

Forum d’Echâab
Le Forum d’Echaâb, en collaboration avec l’Association des moniteurs professionnels d’auto-école, organise, le 26 février à 11h, une conférence-débat sous le thème «Quelles solutions pour la sécurité routière pour arrêter les accidents».

 

 

MDN
La 1re Région militaire organise, du 24 au 26 février, au niveau du centre de regroupement et de la préparation des équipes sportives militaire à Ben Aknoun, le championnat national militaire de judo.

HCI
Le Haut-Conseil islamique organise, les 25 et 26 février, en coopération avec la wilaya de Bordj Bou Arréridj, le colloque international Mohamed-El-Arabi-Ben-Etebani intitulé «La Connaissance nodale et son impact sur l’unité et la stabilité de la nation».

 

Expo art plastique 
L’Office Riadh El-Feth organise, jusqu’au 29 février, au centre des arts, une exposition d’arts plastiques, d’Amel Kamila Hamidou et Samira Merabet.
Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé pour faire don de sang.

 

Football

Sports Divers

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