L'éditorial
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Vendredi 29 Mai 2020
Journal Electronique

Les premiers éléments d’une relance

Si aucun éclair de génie n’illumine le projet de loi de finances complémentaire 2020 qui vient d’être soumis au débat des parlementaires, faut-il pour autant tenir rigueur à ses auteurs de l’exécutif gouvernemental ? Face à deux énormes contraintes qui ont rendu caduque la loi de finance initiale, une baisse drastique des ressources tirées de la manne pétrolière et une crise sanitaire qui ligote l’économie et pousse à l’involution sa croissance, il ne restait libre que le chemin des coupes budgétaires et de la hausse des taxes. Même à ce niveau, la marge de manœuvre s’avérait des plus étroites, car il ne fallait ni charger le citoyen dont le niveau de vie s’est sensiblement détérioré depuis le début de la crise pétrolière, ni multiplier les entraves financières à des entreprises qui ont davantage besoin d’être encouragées, pour recouvrer la santé, après l’apnée imposée par l’épidémie, relancer les recrutements de main-d’œuvre et lancer de nouveaux projets d’investissement. Le gouvernement s’est ainsi résolu à davantage compresser les dépenses de fonctionnement, sans toucher aux salaires et transferts sociaux, et d’équipement, et à réguler les importations de biens et services pour réduire la facture en devises. C’est le noyau dur de ce PLFC qui recourt ainsi aux recettes traditionnelles en situation de crise. L’augmentation des prix des carburants et la version proposée de l’impôt sur la fortune sont des mesures qui relèvent plus du cosmétique, la première impactera trop négativement les coûts de transport, et donc le pouvoir d’achat, pour passer tel quel, tandis que la seconde, au vu de l’histoire du pays, ne risque ni d’inquiéter les riches ni de renflouer les caisses publiques. Les premiers éléments d’une relance économique ont été également mis en place par ce projet de loi de finances complémentaire. Ses dispositions, notamment, suppriment la clause qui oblige tout investisseur étranger à s’allier à un partenaire national et à ne détenir au plus que 49% d’une société créée en Algérie, sauf dans le secteur de la revente en l’état, tout en excluant la possibilité qu’il puisse se financer localement, et exonèrent des droits de douane et de la TVA pour les composants et matières premières. C’est bon signe mais qui exige confirmation et approfondissement afin que le climat des affaires en Algérie soit favorable à l’investissement tant national qu’étranger et qu’il puisse s’épanouir pour le plus grand bien de l’économie nationale. L’exécutif gouvernemental sera ainsi moins jugé sur ce projet de loi que sur les décisions qu’il prendra ultérieurement.
Horizons

L’Afrique en leader du combat contre la Covid-19

Le scénario du pire n’a pas eu lieu, au grand désarroi des prêcheurs du chaos prédisant une situation apocalyptique et farfelue. Et pour justifier les fausses prévisions des spécialistes de l’afro-pessimisme, ils évoquent les conditions climatiques, ce qui est démenti par la prolifération du coronavirus en Amérique latine. L’Afrique tient bon et même mieux que le reste du monde, notamment certains pays européens submergés par la pandémie, mais soucieux de disserter sur les malheurs africains. La réalité du terrain a largement démenti les allégations mensongères et les approches approximatives des tenants d’un passé révolu. L’image de l’Afrique résiliente est véhiculée par le tableau clinique encourageant avec un taux de contamination (1,5%) et de décès (0,1%) insignifiant par rapport au reste du monde. Soit 112. 290 cas confirmés et 3.359 décès enregistrés par le Centre de prévention et de contrôle des maladies de l’Union africaine le jour même de la célébration du 56e anniversaire de la création de l’Organisation de l’unité africaine, le 25 mai dernier. Les indicateurs sont donc bons «grâce aux mesures rapides et coordonnées» évoquées par le secrétaire générale de l’ONU, Antonio Guterres, saluant le «rôle de leadership» de l’Afrique dans le combat mondial contre la Covid-19. Cet acquis collectif interpelle la nouvelle Afrique sur les enjeux et les défis du «monde d’après», porteur de bouleversements géostratégiques importants. Face à une mondialisation en crise de valeurs, clairement attestée par la guerre des masques et des laboratoires, l’Afrique, unie et solidaire, se doit de tracer sa «propre voie» pour en finir avec la dépendance et l’insécurité alimentaires, qualifiées d’«inadmissibles et intolérables» par le président de la commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat. Les principaux enseignements de la Covid-19 résident dans la persistance de la pensée néocoloniale et l’accentuation de l’esprit égocentrique de l’Occident désuni. Forte de ses potentialités minières, énergétiques, agricoles et autres matières premières, la nouvelle Afrique a les moyens de relever les défis de la construction démocratique, de la paix et du développement durable.

L’Afrique en leader du combat contre la Covid-19


 Horizons

Le sens du devoir patriotique

Le lancement, hier, de la chaîne thématique «El Maârifa», conformément à la décision prise le 10 mai par le président de la République, Abdelmadjid Tebboune, dédiée à la jeunesse, est doublement significatif de la volonté de l’Etat de reconnaître et de consacrer le rôle moteur de l’élite scientifique et intellectuelle dans le combat libérateur et l’œuvre d’édification nationale. Elle se doit de répondre aux exigences de la conjoncture sanitaire difficile pour permettre aux étudiants et aux lycéens, notamment ceux en fin de cycle ou en classe d’examen, de poursuivre un enseignement à distance et être au rendez vous de la bataille décisive post-Covid 19. Elle intervient également en reconnaissance des sacrifices et de l’engagement patriotique de l’armée des blouses blanches, aujourd’hui en première ligne dans la lutte contre le coronavirus, des compétences et des scientifiques plaçant «l’Algérie avant tout» au-dessus du destin individuel. Sous le cri de ralliement popularisé par la formule magique «avec de meilleurs diplômes, on ne fera pas de meilleurs cadavres», le printemps révolutionnaires des jeunes lycéens et des étudiants a donné un nouveau souffle à la révolution novembrienne en totale symbiose avec la génération du savoir présente sur tous les fronts de la lutte pour l’indépendance et pour le développement national. La génération des Taleb Abderrahmane, Amara Lounis, Benzerbedj, Ben Baâtouche, Zoubida Benkablia, Mohamed Seddik Benyahia de M’hamed Yazid constitue une source d’inspiration pour les artisans de l’Algérie nouvelle révélée par le hirak civilisationnel et par l’esprit novateur en temps de crise épidémiologique. Le sens du devoir patriotique impose l’urgence de l’Algérie du savoir et des technologies nouvelles en locomotive du nouveau modèle économique. Elle repose sur une «nouvelle vision» de l’Université, évoquée par le président de la République, plaidant pour son autonomie et appelant à encourager l’esprit d’innovation et de créativité. L’ère de la Silicon Valley à l’algérienne, conçue comme un espace de savoir destiné à former la génération de l’Algérie de demain dans tous les domaines de la connaissance (mathématique, physique, informatique, intelligence artificielle, robotique…) constitue le plus bel exemple d’engagement patriotique.
Horizons

Le vivre-ensemble en paix à l’épreuve de la pandémie

A l’heure de la mondialisation en crise, porteuse de graves dérives sécuritaires, humanitaires et économiques, le vivre-ensemble en paix constitue une alternative crédible pour réinventer une «humanité une et entière» , riche de sa diversité et réconciliée avec les vertus de la tolérance, de la solidarité et de la coopération. Dans le désordre mondial, accentué par les retombées de la pandémie, la fin d’époque se conçoit dans l’image désolante de l’humanité éclatée, marquée du sceau du déchirement, de l’aggravation des inégalités, du déni humanitaire et du protectionnisme révélé par la course aux masques et la guerre des laboratoires. En un mot, le chacun pour soi a définitivement enterré le mythe de la mondialisation abandonnée pas ses propres concepteurs. Voici venir le temps de la réconciliation de toute l’humanité où la nouvelle société du vivre-ensemble en paix dans un monde viable et plus juste s’impose pour la promotion, dans le respect des différences, de la culture de la tolérance, de l’inclusion, de la compréhension proclamée par l’ONU. En acquis irréversible, la Journée internationale du vivre-ensemble en paix, célébrée le 16 mai à l’initiative de l’Algérie, est le couronnement d’une expérience présentée en modèle dans la lutte contre le terrorisme, le radicalisme, l’extrémisme et toutes les formes de discrimination fondées sur la race, le sexe et la religion. Cette consécration internationale traduit la pertinence d’une démarche rassembleuse. Elle constitue, particulièrement au moment où les manifestations d’intolérance, de haine et de rejet de l’autre se sont exacerbées, «une réponse appropriée», dira le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Rachid Beladhane, appelant à «agir ensemble» pour conforter les bases de la nouvelle société du vivre-ensemble en paix. «Il nous appartient, chacun à son niveau, institutions, société civile et simple citoyen, à redoubler d’efforts et d’actions à travers la mise en place de politiques et de programme favorisant le vivre-ensemble, le dialogue et l’acceptation de la diversité», a-t-il souligné. A l’épreuve de la pandémie, l’exigence de solidarité et de coopération se fait sentir, surtout dans la patrie du vivre-ensemble en paix, ancrée dans les valeurs de citoyenneté et de civisme du hirak en socle de la nouvelle République en marche.
Horizons

Les vertus du consensus

Les nouvelles sont plutôt rassurantes. Moins d’un mois après la signature de la déclaration de coopération par les 23 membres de l’Opep et non-Opep portant sur une réduction massive de la production, le marché pétrolier a favorablement réagi. Le rebond constaté des prix, dépassant les 30 dollars le baril (contre 16 dollars le 22 avril) est le principal indicateur du retour à la stabilité et à l’équilibre qui profite aussi bien aux pays producteurs qu’à ceux consommateurs. L’ère des incertitudes, provoquée par la chute drastique des cours et les effets de la pandémie, s’estompe lentement et sûrement. Le regain d’optimisme, partagé par l’Opep et ses partenaires, se fonde sur les perspectives prometteuses induites par les coupes de l’Opep, le reflux des stocks et la relance de la demande largement favorisée par la reprise économique décidée en Europe et en Asie. L’embellie est également confortée par la réduction volontaire décidée par l’Arabie saoudite (1 million de barils par jour), soutenue par le Koweït, les Emirats arabes unis, l’Azerbaïdjan et la Norvège. La démarche consensuelle, préconisée par l’Algérie, présente à chaque fois que le devoir de responsabilité et de dialogue l’exige, a encore une fois prévalu pour consolider les acquis de l’accord historique de 2016 et de la déclaration de coopération signée le 22 avril 2020. «L’objectif primordial est de réaliser un taux de conformité supérieur à 100% pour tous les pays», a souligné le président de la Conférence de l’Opep, le ministre algérien de l’Energie, Mohamed Arkab. Il a estimé que l’Opep est ainsi prête à prendre les «mesures nécessaires de manière coopérative et consensuelle avec ses partenaires de la déclaration de coopération». Les chances de stabilisation du marché, attestées par l’Agence internationale de l’énergie, sont donc réelles. En voie de résorption, la crise pétrolière a mis à rude épreuve l’Opep qui retrouve toute sa vigueur et sa cohésion pour relever le défi de l’intégration dans le nouveau monde en gestation. A la manœuvre, l’Algérie, forte de ses ressources minières et importantes réserves en hydrocarbure et en gaz, est solidairement attachée au respect des engagements pris dans la famille de l’Opep, en mettant résolument le cap sur la diversification économique pour mettre fin à la vulnérabilité suscitée par la dépendance pétrolière.
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    • Google ouvre son application de conférences vidéo au grand public

      Google a annoncé mercredi la mise à disposition gratuite de la plateforme de conférences vidéo, Google Meet, destinée au grand public.

      L'application va être progressivement étendue au grand public dans les prochaines semaines, à condition de disposer d'un compte Google (Gmail) ou d'une "identité Google", que l'on peut créer avec n'importe quel email personnel ou professionnel.

      Google Meet était jusqu'à présent réservé aux clients professionnels, soit 6 millions d'entreprises et organisations qui utilisent G-Suite, la gamme de logiciels de Google (avec les emails, le calendrier, le partage de documents, etc).

L'agenda

Radio DGSN

L’émission «Li Amnikoum» de la Sûreté nationale, émise sur les ondes de la radio Chaîne I, sera consacrée, le 27 mai à partir de 16h, aux préoccupations et questions des auditeurs dans le domaine de la sécurité routière.

 RND

Le Rassemblement national démocratique (RND) organise,  le 28 mai à 8h, au Centre international des conférences AbdelatifRahal à Alger, son congrès extraordinaire.

 

Assurance et finance islamique 

Sous le patronage du Haut-Conseil islamique, la 2e édition du Symposium algérien de l’assurance et de la finance islamique aura lieu les 22 et 23 novembre 2020 à Alger.

 

Salon Impex2020
Le Salon Import-export inter-africain Impex2020 aura lieu du 6 au 8 septembre au Centre international des conférences Abdelatif-Rahal d’Alger.

Djazagro
Le Salon professionnel de la production agroalimentaire Djazagro aura lieu du 21 au 24 septembre au Palais des expositions des Pins Maritimes d’Alger.

Culture
La Direction de la culture de la wilaya de Tizi Ouzou annonce le report à des dates ultérieures du Festival culturel national annuel du film amazigh et du concours de Mohia d’or de la meilleure dramaturge en tamazight. La date limite de dépôt des candidatures à ces deux manifestations à été donc prorogée.

Algérie Télécom
Algérie Télécom a lancé le 27 mars dernier le service de demande de lignes téléphoniques et celui de la signalisation des dérangements via son site web www.algérietelecom.dz .Les nouveaux demandeurs de lignes pourront suivre via le courrier électronique les étapes de l’étude de réalisation et les abonnés professionnels pourront signaler leurs dérangements sur le site web sans déplacement.

 

 

 

Don de sang
La Fédération algérienne des donneurs de sang lance un appel à l’ensemble de la population âgée de 18 à 65 ans et en bonne santé à faire don de sang.

Football

Sports Divers

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